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L’histoire des ormes en Europe commence en Grèce : la Sainte
Orme d’Ephesos est bien connue. Mais peu après, dans un très
ancien recueil de poèmes scandinaves (VIIIème siecle), l’orme
et le frêne représentent la première femme et le premier
homme. Au Moyen-âge, le bois mais aussi les feuilles avaient une grande
importance comme nourriture pour les animaux et en utilisation de bois d’œuvre
pour le charpentier..
Aujourd’hui, la situation est désastreuse pour l’orme
: cette espèce lutte pour sa survie. Si vous regardez autour de
vous, la plupart des ormes ont disparu ou sont dans un état déplorable.
Cette situation se constate en Europe et en Amérique du nord. Fin
du 19ème siècle, début du 20éme, on pouvait
voir des ormes majestueux dans les parcs et le long des avenues. De nos
jours, il n’y a pratiquement plus d’ormes. La seule solution
pour pouvoir recultiver cette espèce est de planter des ormes qui
se sont avérés avoir une haute résistance.
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Une alliance
mortelle entre un champigon et un coléoptère.
l n’y a aucun doute, le champignon OPHIOSTOMA ULMI, l’agent de
la graphiose, est la cause de la mort des ormes ;
L’origine de cet agent pathogène, introduit en Europe dans les
années 20 à 25 du siècle dernier, ne peut pas être
déterminée de façon définitive. Il est probable
qu’il est venu d’Asie.
Les principaux agents responsables de la propagation de la maladie
sont des coléoptères :
Scolytus scolytus et Scolytus multistriatus. Ces scolytes transportent
des spores du champignon à la fin du printemps d’un arbre à l’autre.
L’effet de la contamination se traduit par la libération de toxines
par le champignon dans le système vasculaire de l’arbre, ce qui
provoque, entre autre, une obstruction des vaisseaux chargés de l’apport
en eau dans le tronc.
En conséquence la couronne se dessèche.
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Le succès d’un partenariat entre un scientifique et un pépiniériste
Après identification du pathogène, les chercheurs, aux Etats-Unis
et en Europe, se sont mis au travail afin de trouver des solutions pour sauver
les ormes.
Une première étape fut d’identifier des ormes ayant une
résistance naturelle.
De nombreuses recherches entreprises par les scientifiques
n’ont pas donné satisfaction et se soldèrent par un échec
; tantôt la croissance, tantôt la forme du houppier, ou bien
le feuillage s’avérèrent décevants ; tantôt
se fut le niveau de résistance qui ne fut pas suffisant.
A l’Université du Wisconsin, en 1958 le Professeur Eugène
B. SMALLEY commença des travaux de recherches de résistance à la
graphiose de l’Orme. Il débuta sa recherche en étudiant
les ormes présents en Asie, en Europe et en Amérique. De
ces divers pays, il ramena un maximum de clones et d’espèces
tels : Ulmus parvifolia, ulmus pumila, ulmus wallichiana, ulmus japonica,
ulmus laciniata, ulmus villosa, ulmus Wilsoniana, ulmus carpinifolia,
ulmus glabra, ulmus laevis, ulmus americana, ulmus rubra, ulmus thomasii,
ulmus alata, ulmus serrotina, et ulmus crassifolia.
Après multiplication et croisement entre toutes
ces plantes, les descendances ont été élevées
et contaminées artificiellement dans leur troisième ou quatrième
année pour enfin trouver des clones résistants..
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De très grandes qualités de résistance testées
par le sélectionneur
Le professeur SMALLEY confia ses clones à la WARF (WISCONSIN ALUMNI
RESEARCH FOUNDATION) of MADISON, WISCONSIN/U.S.A., une fondation chargée
d’exploiter les résultats des recherches de son université.
Par la suite, la WARF donna les résultats de ces recherches en exclusivité pour
l’Europe à la EISELE GmBh & Co KG de DARMSTADT en Allemagne
afin de confirmer les tests, de produire et de distribuer le matériel
sur le marché européen. En 1981, un programme extensif fut établi
pour tester la résistance à la graphiose d’environ 100
clones en collaboration avec l’Institut Fédéral de Biologie à DARMSTADT.
En plus du critère de résistance à la graphiose, furent
observés la vigueur, la forme du houppier, la résistance au
vent, la rapidité de croissance ; ce travail a été enregistré sous
la marque RESISTA ® ; les variétés retenues ont été enregistrées
officiellement au catalogue des variétés protégées,
d’ abord en Allemagne puis pour l’ensemble de la Communauté Européenne.
Une très haute résistance
La grande diversité génétique issue du monde entier
a donné aux ormes RESISTA® leur vitalité et leur résistance
exceptionnelles, pas uniquement vis-à-vis de la graphiose (ophiostoma
ulmi) mais aussi contre des maladies telles que le verticillium, le stigophora et d’autres.
Les ormes RESISTA® ont une croissance rapide, tolèrent les sols
secs, acceptent les sols inondés, résistent au sel, notamment
lors des déneigements urbains, résistent au vent ; ces qualités
sérieuses viennent notamment du fait que chaque orme RESISTA® est
multiplié de racines. En effet, les ormes RESISTA® ne sont jamais
greffés, le porte greffe, dans le cas d’un arbre greffé,
pouvant être lui-même éventuellement sensible à la
graphiose. En outre, il ne peut y avoir d’incompatibilité entre
le porte greffe et le greffon.
Une expérience de plus de vingt ans
Depuis plus de 20 ans, des milliers d’ormes RESISTA® ont été plantés
dans toute l’Europe. Ils sont les témoins de l’ensemble
des qualités issues des travaux de recherches du Pr. SMALLEY.
Constamment, les différentes variétés sont
testées avec des souches de champignon de la graphiose
les plus virulentes ; ces travaux sont supervisés par
l’Institut Fédéral Biologique de l’Allemagne.
L’orme est de retour
L’orme fait partie de l’équilibre environnemental,
un grand nombre d’insectes ne pouvant s’épanouir qu’autour
de l’orme sont de nouveau observables.
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